Archives mensuelles : juin 2014

La CFDT a 50 ans

Le 6 novembre 1964, la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) devenait la CFDT (Confédération française démocratique du travail), lors du congrès de Paris.

50 ans plus tard, la CFDT  a fêté cet anniversaire, le 5 novembre 2014, à la Maison de la Mutualité, à Paris.

Edmond Maire, secrétaire général de la Confédération de 1971 à 1988, a ouvert l’événement à 14 h.

Jean Kaspar, Nicole Notat et François Chérèque ont répondu présents en tant

que témoins lors de deux tables rondes.

Ces échanges ont permis de revenir sur l’histoire de la CFDT à travers le regard d’acteurs de la CFDT et celui d’universitaires, journalistes, syndicalistes ou hommes politiques, parmi lesquels Michel Rocard qui n’a rien perdu de sa verve et de son humour
L’intervention de Jean Pierre Raffarin a également été remarquée

Ces tables rondes ont été suivies d’un discours de Manuel Valls ,Premier ministre.

La journée a été clôturée par une intervention de  notre secrétaire général Laurent Berger.

Les Pays de la Loire  étaient représentés par une délégation de 25 personnes, dont trois membres du S3c4485.

 

Le Congrés de Marseille

Le congrès de Marseille pour lequel notre syndicat a mandaté une délégation de quatre militants dont une « Jeune »  sera d’abord celui des 50 ans de la CFDT. 1 800 délégués, dont 250 jeunes de moins de 35 ans, ont débattu démocratiquement pendant cinq jours de travail intensif.

Sans surprise, les militants représentants de leurs syndicats ont réélu Laurent Berger au poste de secrétaire général avec 98,31 % des suffrages.

Tous les membres du bureau national plus féminisé et plus jeune, ont été élus avec plus de 89 % des voix.

Pour les 50 ans de la confédération Laurent  Berger, a osé le toilettage du préambule et l’article premier des statuts, inchangés depuis 1964,en supprimant la référence à « l’humanisme chrétien ». Désormais, la CFDT restera simplement «fidèle à ses traditions humanistes»

Plus largement, l’abstention massive lors des derniers scrutins, le vote important en faveur de forces politiques prônant le repli des Etats sur eux-mêmes, la discrimination ont été évoqués dans une motion d’actualité

présentée par le Bureau National Confédéral : « redonner un projet à l’Europe » portant des propositions en faveur d’un socle  social, salaire minimum, formation, qualification, mobilité et transitions professionnelles.

Cette motion fut adoptée à 96,52% des voix exprimées.

Dans sa réponse sur le rapport d’activité Laurent berger a salué la place de la CFDT, deuxième organisation dans le secteur privé, deuxième organisation dans le secteur public, et première organisation chez les cadres.

Et tout cela a-t-il souligné « est le résultat du travail des militants et des syndicats ».

Il a présenté les avancées sur nos revendications durant ces 4 dernières années (mandature) dont la sécurisation des parcours professionnels, et une meilleure prise en compte de la pénibilité au travail, et des périodes de congés maternité pour les femmes.

Dans leurs nombreuses interventions des syndicats avaient émis des doutes quant à la volonté d’engagement des employeurs sur le pacte de responsabilité. Ils avaient également reconnu que des outils étaient mis à leur disposition, tout en demandant plus d’accompagnement, plus de formations en comptabilité, en juridique, et globalement des moyens humains et financiers.

Le «rapport d’activité», qui tire le bilan de l’action menée ces quatre dernières années, a été approuvé à 85,88 %.

Lors de l’examen du projet de résolution et modification des statuts de la CNAS plusieurs syndicats dont le nôtre avait souhaité qu’il soit question de la prise en charge du financement de la formation des défenseurs syndicaux. L’amendement présenté par la S3C Bretagne a été adopté à 99,27%.

L’examen du «projet de résolution générale», fixant le cap pour les quatre ans à venir en réaffirmant la stratégie de dialogue social, a donné lieu à l’expression de 18 amendements déposés les syndicats.

Notre syndicat avait déposé 20 amendements dont 5 ont été directement intégrés et un

porté au débat.

Sur les huit premiers examinés jeudi, un seul présenté par notre syndicat a été retenu. Le projet proposait d’instaurer un droit à la déconnexion afin de préserver les salariés. Notre syndicat convaincu que le droit à la déconnexion ne pèserait pas lourd sans l’obligation pour l’employeur de déconnecter les salariés.

Il a obtenu que cette obligation négociée soit validée par le congrès à 90, 44% des voix exprimées.

Notre délégation est ressortie enrichie par de belles rencontres, des débats de qualité, fière du syndicalisme CFDT.